Diorama en verre filé de Nevers représentant…

Lot 75
25 000 - 35 000 €
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Résultat: 57 340 €

Diorama en verre filé de Nevers représentant…

Diorama en verre filé de Nevers représentant le port de Bordeaux devant la place de Bourgogne en 1786 à l’occasion de l’ascension d’un ballon à air chaud, orné de fragments de coquillages et paperolles sur fonds de miroirs ; dans un ce vitrine surmontée d’un petit miroir et de portiques, en bois peint de trophées, la façade mobile à pans vitrés. Epoque Louis XVI.H : 70 cm, L : 66 cm, P : 26 cm Provenance :Ancienne collection Arturo Lopez Willshaw (1900-1962)La vue est prise depuis la rive droite de la Garonne. La place de Bourgogne est présentée en perspective, survolée par une montgolfière fleurdelisée équipée d’une « gondole ». Au second plan, un manège a été établi sur la place. A chaque angle, se tient un cabriolet. Sur le fleuve passent des vaisseaux de guerre armés de canons et pavoisé aux couleurs du roi et de la marine française. Au premier plan, sur le quai, des cavaliers en costumes du XVIIIe siècle défilent autour d’un carrosse. On reconnait l’entourage du gouverneur de Guyenne qui vivait à la Bastide.Le marquis Louis-Urbain Aubert de Tourny, intendant de Guyenne à Bordeaux, reçut de Louis XV la tâche de moderniser la ville et fit appel à l’architecte Ange-Jacques Gabriel pour la réalisation de places destinées à ouvrir la cité alors encombrée de remparts hérités de l’époque médiévale. Construites entre 1750 et 1755, la place et la porte de Bourgogne - aussi appelée porte des Salinières – se situent en bordure de Garonne, près du port où sont déchargées quotidiennement des denrées importées des colonies. C’est le fils de Louis XV, le duc de Bourgogne, qui donne son nom à la place.Le sujet présenté fait référence aux nombreuses ascensions en ballon à Bordeaux dès 1784. En septembre 1783, après leur première expérience d’Annonay, les frères Etienne et Joseph Montgolfier sont invités à présenter leur invention de ballon gonflé à l’air chaud au Roi Louis XVI à Versailles, expérimentant l’envol d’une cage emportant trois animaux. Plusieurs tentatives de vols habités suivirent, tant à Paris que dans les villes du royaume. Ces ascensions en ballon devinrent un enjeu pour les cités, engageant amateurs et savants, attirant un public nombreux transformant ces évènements en de véritables fêtes populaires.Un enthousiasme général pour ces machines volantes se déclencha et Bordeaux n’échappe pas à cet engouement. Après la tentative peu fructueuse du docteur Frédéric Antoine de Grassi et du parfumeur Périer avec l’aérostat richement décoré de vingt mètres de diamètre baptisé « Le Bordelais », les aéronautes bordelais Darbelet, Desgranges et Chalifour, le 16 juin 1784, réussirent à s’envoler entre l’hôpital de la Manufacture, dans le quartier Sainte-Croix, et le couvent des Chartreux (actuelle église Saint-Bruno). D’autres tentatives furent faites dont celle de Jean-André Cazalet (1753-1825) avec son ballon gonflé à l’hydrogène.Arturo López Willshaw (1900-1962) est un célèbre mécène et collectionneur, fils d’un riche industriel chilien. Installé à Paris pendant l’entre-deux guerres, il rassemble jusque dans les années 1960 une large collection d’objets d’art. Passionné par l'histoire des Bourbon et la figure de Louis XIV, il collectionne notamment les meubles et l’orfèvrerie XVIIIème. Dans les années 1950, il a financé le retissage à l’identique des soieries à brocard de la Chambre du roi au château de Versailles et a soutenu la restauration de la chaumière des coquillages au château de Rambouillet. Il a aussi donné des verres filés de Nevers au musée des Arts décoratifs de Paris.Cette notice a été réalisée avec la collaboration de M. Yves Dauger que nous remercions chaleureusement pour le partage de ses connaissances.
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