Charles MONGINOT (1825-1900) - Lot 70

Lot n° 70
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Estimation :
3000 - 5000 EUR
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Charles MONGINOT (1825-1900) - Lot 70
Charles MONGINOT (1825-1900) Bertrand et Raton ou Le singe et le chat Huile sur toile, signée en bas vers la gauche et sur la droite vers le milieu. 73,5 x 92 cm. (Restauration). Notre toile est une variante de l'oeuvre titrée "Bertrand et Raton" exposée au salon de 1859. Bertrand avec Raton, l'un Singe et l'autre Chat, Commensaux d'un logis, avaient un commun Maître. D'animaux malfaisants, c'était un très bon plat (…) Bertrand dérobait tout ; Raton de son côté Etait moins attentif aux souris qu'au fromage. Un jour au coin du feu nos deux maîtres fripons Regardaient rôtir des marrons. Les escroquer était une bonne affaire : Nos galands y voyaient double profit à faire, Leur bien premièrement, et puis le mal d'autrui. Bertrand dit à Raton : Frère, il faut aujourd'hui Que tu fasses un coup de maître. Tire-moi ces marrons. Si Dieu m'avait fait naître Propre à tirer marrons du feu, Certains marrons verraient beau jeu. Aussitôt fait que dit (…) Jean de la Fontaine, Fables Ce n'est point le fait du hasard si l'on croit discerner sur ce tableau la touche si particulière de Thomas Couture, ses jeux de matière frottée d'une façon si particulière. Disciple de Couture, Charles Monginot se révèle ici fidèle à la manière de son maître. Lequel appréciait son élève dont il fit le portrait et dont il détenait des œuvres. C'est d'ailleurs dans l'atelier de Couture que Monginot rencontra Edouard Manet, qui sera l'un de ses meilleurs amis. Il lui procurera des accessoires d'atelier, le verra souvent au café Guerbois, tandis que Manet le fera figurer en 1860 dans La Musique aux Tuileries en compagnie de Baudelaire, Offenbach, Théophile Gautier, etc. Notre peintre était aussi un camarade d'Eugène Boudin qui lui adressa à Paris le jeune Claude Monet - lequel sera enchanté de l'accueil de Monginot chez qui il rencontra Manet pour la première fois. Pour autant, malgré cette proximité biographique, Charles Monginot ne se rallia pas aux recherches des impressionnistes. De 1850 à 1881, il exposa presque chaque année au Salon des scènes de genre, des sujets anecdotiques, des tableaux animaliers, des fleurs, toujours troussés avec une habileté échappant au vulgaire et une part d'humour. Les chats étaient ses bêtes de prédilection, il les a souvent peints - ce qui l'a poussé, dans notre peinture, à rajouter un chaton blanc innocent aux côtés du rusé Raton.
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