Lettres autographes - Lot 256

Lot 256
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Estimation :
150 - 200 EUR
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Lettres autographes - Lot 256
Lettres autographes WEY (Francis) Ensemble de 5 volumes de l'auteur : - Les enfants du marquis de Ganges ou les expiations. Paris, Bourmancé, 1838. ½ chagrin brun de l'époque, pièce d'auteur et de titre rouge sur dos à faux nerfs, filets dorés, armes dorées sur plat supérieur, photo albuminée de l'auteur sur page de garde. - Scilla e carriddi. Paris, Arthus Bertrand, 1843. 2 volumes. ½ veau prune de l'époque, dos lisses ornés décolorés, fers rocaille, armes dorées sur plat supérieur, photo albuminée de l'auteur sur page de garde. Envoi autographe au crayon de l'auteur à Charles de Mandre. Lettre autographe signée de l'auteur à Madame désirée Nodier, épouse de l'écrivain, romancier et académicien français Charles Nodier. - Le diamant noir. Romans et nouvelles II. Paris, Dolin, 1843. ½ veau prune de l'époque, dos lisse orné décoloré, fers rocaille, armes dorées sur plat supérieur. Photo albuminée de l'auteur sur page de garde. Lettre autographe signée de l'auteur. - La balle de plomb. Romans et nouvelles I. Paris, Dolin, 1843. ½ veau prune de l'époque, dos lisse orné décoloré, fers rocaille, armes dorées sur plat supérieur. Photo albuminée de l'auteur sur page de garde. Lettre autographe de l'auteur (1852). 5 volumes in-8. Chaque volume porte les armes dorées de Charles de Mandre, avec son ex-libris imprimé. * Francis Wey (1812-1882), archiviste paléographe, écrivain et historien français. Il fut nommé inspecteur des Archives départementales en 1853. Il est membre de la Société héliographique. Il découvre l'Arsenal de Charles Nodier, il rencontre Victor Hugo, Gérard de Nerval et Théophile Gautier. Wey fut l'un des premiers critiques de la photographie, une page acérée contre l'indiscrète prolifération de détails des portraits daguerréotypes. Dans sa « Théorie du portrait », publié dans La Lumière, premier périodique consacré à la photographie (1851), Wey présente un scénario composé de corps coupés en morceaux, ou bien de trop de choses à voir, trop d'objets, trop de rides, trop de traits qui distraient et semblent effacer l'unité d'un corps. Il est photographié par Nadar, lithographié par Benjamin Roubaud et peint par Gustave Courbet, avec lequel il était lié. Provenance : Ouvrages provenant de la bibliothèque de Charles de Mandre, avec ses armes dorées et son ex-libris imprimé. Charles de Mandre (1805-1875), proche de l'empereur, anobli à titre personnel en 1867, fut autorisé à séparer la particule « de » de son patronyme suite à l'acte d'anoblissement. Il fut président du Conseil d'administration des Houillères de Ronchamp, maire d'Aillevillers, conseiller général de Haute-Saône, lieutenant de louveterie, chevalier de la Légion d'Honneur et chevalier de Malte. Charles de Mandre s'était constitué une vaste bibliothèque dont la vente s'étala sur neuf séances du 31 janvier au 9 février 1887. Les livres, pour la plupart truffés de lettres autographes de l'auteur, faisaient l'originalité de cette bibliothèque. De Mandre chercha des lettres durant ses séjours à Paris, mais demanda également à ses amis d'écrémer leur correspondance personnelle de l'aider à compléter sa collection.
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